Les chênes martyrs.
Les chênes qu’on abat savent qu’ils vont revivre :
Dans les mains d’ébénistes, un jour, ils renaîtront
Pour être la fierté de rustiques maisons,
Complices des secrets, témoins d’un art de vivre.
Les chênes qu’on brûle meurent assassinés !
De stupides bourreaux ont scellé leur destin !
Mais, squelettes noircis, ils refusent leur fin !
Ils ont lutté debout dans l’ardente nuée !
La souffrance se lit sur leur peau desséchée.
De leurs moignons béants s’échappe un cri muet,
Et leurs bras calcinés s’ouvrent, désespérés !
Étrange cimetière où les morts sont debout !
Cruelle humanité qui engendre des fous,
Ennemis de cet or qui pour Nature est Tout !
Cette poésie est illustrée par Gédid (voir Digigraphie)
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Dernière mise à jour : mardi 24 août 2010